Pas d’erreurs !

« Toute l’Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice » (2 Timothée 3:16)

Dans ce court article, j’ai à cœur de rappeler une vérité fondamentale de la foi chrétienne. Il s’agit de l’inerrance de la Bible.

Qu’est-ce que l’inerrance biblique ?

C’est la position doctrinale selon laquelle la Bible ne comporte aucune erreur dans sa forme originelle (manuscrits d’origine), tant en ce qui concerne la foi et la vie du croyant, qu’au sujet de l’authenticité du texte et des détails relatifs aux thèmes scientifiques, historiques et géographiques. Ceci implique que les auteurs bibliques ont été guidés par le Saint-Esprit de telle manière qu’ils ont transmis parfaitement et sans erreur le message exact que Dieu désirait communiquer à l’homme.

Voici ce qu’affirme à ce sujet la Déclaration de Chicago du 28 octobre 1978 :

  1. Dieu, qui est lui-même la Vérité et ne dit que le vrai, a inspiré l’Écriture sainte pour se révéler lui-même par elle aux hommes perdus, pour se révéler en Jésus-Christ comme le Créateur et le Seigneur, le Rédempteur et le Juge. L’Écriture sainte est le témoignage que Dieu se rend à lui-même.
  2. L’Écriture sainte, puisqu’elle est la Parole même de Dieu, écrite par des hommes préparés et gouvernés par son Esprit, a une autorité divine infaillible sur tous les sujets qu’elle touche: nous devons la croire, comme instruction de Dieu, en tout ce qu’elle affirme; nous devons lui obéir, comme commandement de Dieu, en tout ce qu’elle prescrit; nous devons nous attacher à elle, comme engagement de Dieu, en tout ce qu’elle promet.
  3. Le Saint-Esprit, son divin Auteur, nous assure de la vérité de l’Écriture par son témoignage intérieur et nous ouvre, en même temps, l’intelligence pour que nous percevions le sens des Paroles.
  4. Inspirée par Dieu totalement et verbalement, l’Écriture est exempte d’erreurs ou de fautes dans tout son enseignement, non moins dans ce qu’elle déclare des actes créateurs de Dieu et des événements de l’histoire du monde, et au sujet de sa production littéraire (telle que Dieu l’a conduite), que dans son témoignage à l’œuvre de la grâce divine pour le salut personnel.
  5. On lèse inéluctablement l’autorité de l’Écriture si on limite ou néglige d’aucune manière cette totale inerrance divine, ou si on l’asservit à une conception de la vérité contraire à la conception biblique: la vie de l’individu et celle de l’Église souffrent gravement de telles défaillances.

Où la doctrine de l’inerrance a t-t’elle sa source ?

Citons les propos de René Pache[1] : « Elle découle pour nous de la nature et des déclarations de l’Écriture elle-même. Celle-ci ne cesse de se présenter comme étant la Parole de Dieu[2]. Si le Seigneur parle, Il ne peut mentir, ni enseigner la vérité au moyen de l’erreur. Sa véracité aussi bien que sa puissance sont en jeu. S’Il avait dès le départ parlé de façon fautive ou mélangé le vrai et le faux, que faudrait-il penser de Lui ? Quelle certitude nous apporterait une telle révélation, dont doit dépendre pourtant notre salut éternel ? Ou si, ayant donné aux auteurs sacrés un message en tous points exact, Dieu se montrait ensuite incapable d’en assurer une transmission digne de confiance, ne nous décevrait-il pas ? Et dans ce cas, à quoi aurait servi sa révélation première ? »

 « En recevant la parole de Dieu que nous vous avons fait entendre, vous l’avez accueillie, non comme la parole des hommes, mais comme ce qu’elle est vraiment : la parole de Dieu qui agit en vous qui croyez. » (1Th 2.13)

[1] René Pache, “L’inspiration et l’autorité de la Bible”, p 112, Éditions Emmaüs

[2] “La loi de l’Éternel est parfaite” (Ps 19.8); “Le témoignage de l’Éternel est véritable” (Ps 119.42); “Ta Parole est la vérité” (Jean 17.17) ; “la loi est sainte, et le commandement est saint, juste et bon.” (Rm 7.12) ; etc.

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