Mur réformateurs Genève

Nos racines chrétiennes


Nous vivons une époque où domine de plus en plus la confusion spirituelle et morale. Dans l’Église même, court un incroyable fatras d’idées fantaisistes à propos de Dieu. Chacun se fait sa propre mosaïque de croyances, composées de pièces prises dans différentes spiritualités ou philosophies. Chacun croit ce qui lui semble bon, sans se soucier si ses croyances sont en accord avec la révélation que Dieu donne de lui-même dans les Saintes Écritures. C’est ainsi que l’Église part à la dérive dans un océan de subjectivité, poussée par les vents des émotions, des expériences personnelles et du mysticisme.

Cette subjectivité amène aussi un relativisme moral : on ne sait plus distinguer le bien du mal, ce qui est juste et bon, et ce qui ne l’est pas.

C’est ainsi que beaucoup de nos contemporains perdent leurs repères et n’ont plus de fondements moraux et spirituels solides sur lequel bâtir leur existence.

Face à ce constat, il nous apparaît primordial de savoir ce que l’on croit, de comprendre les racines historiques de notre foi et de s’assurer qu’elle est bien fondée sur l’enseignement de la Bible « transmis aux Saints une fois pour toute » (Épître de Jude, chapitre 1, verset 3).

Nous attachons ainsi de l’importance aux confessions de foi historiques de l’Église. Une « Confession de foi » est une présentation formelle et systématique des grandes doctrines de la Bible embrassées par une Église. Elle sert à exprimer de façon claire, ordonnée et succincte la base de communion de l’Église et par conséquent, son identité. Une confession de foi reste toutefois un document humain et faillible et ne peut donc pas remplacer la Bible elle-même en tant que source et autorité en matière de foi et de pratique. L’attachement aux confessions de foi historiques ne signifie pas verser dans un intellectualisme stérile, mais au contraire, avoir le souci d’irriguer la foi de l’Église, afin qu’elle puisse être saine, robuste et fiable.

Notre église se situe dans la ligne historique de l’Église chrétienne, celle qui tout au long de notre ère a voulu rester solidement attachée à la Bible et à la centralité de Jésus-Christ.

Pour cette raison, nous accordons une attention particulière à diverses confessions historiques telles que : le symbole dit des Apôtres (dans les 1ers siècles), le symbole de Nicée-Constantinople (325-381), le symbole dit d’Athanase (5e siècle), les formulations de Chalcédoine (451). Ces symboles et formulations constituent les racines de la foi chrétienne autant pour les Églises Protestantes, Catholiques qu’Orthodoxes.

Symbole des Apôtres Lire l’article
Symbole de Nicée-Constantinople  Afficher en PDF
Symbole dit d’Athanase  Afficher en PDF
Formulations de Chalcédoine  Afficher en PDF

Nous nous rattachons également aux Confessions de Foi issues de la Réforme du 16ème siècle, telles que La Seconde Confession Helvétique (1564), La Confession de Foi de la Rochelle (1572), La Confession de Foi de Westminster (1649), La Confession de Foi Réformée Baptiste de 1689. La Réforme a été une redécouverte des vérités de l’Évangile, un retour aux sources de l’enseignement du Christ et des Apôtres. Au fil des siècles, cet enseignement avait été corrompu par les traditions, les pensées de l’homme détachées de Dieu et par les intérêts politiques et économiques du clergé.

La Confession de Foi de la Rochelle de 1559  Afficher en PDF
La seconde Confession de Foi Helvétique de 1564  Consultable sur la Revue Réformée
La Confession de Foi de Westminster de 1649  Afficher en PDF
La Confession de Foi Réformée Baptiste de 1689  Afficher en PDF

Lire la suite: ce que nous croyons