Louange et cœur pur

Nous nous permettons de vous partager une réflexion sur le psaume 66, écrite par le pasteur et théologien Don Carson dans son ouvrage « Le Dieu qui se dévoile »

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À une époque où se multiplient les « groupes de louanges », les gens sont tentés de penser que notre génération est particulièrement douée pour la louange. Nous nous disons que nous en savons certainement plus que nos parents et grands-parents dans leurs costumes sombres, leurs cultes collet monté, chantant des cantiques démodés.

Ce n’est pas en nous focalisant sur des stéréotypes que nous ferons avancer les choses dans ce domaine. Malgré les réserves et les critiques de certaines personnes âgées, toutes les expressions contemporaines de la louange ne sont pas frivoles et creuses ; malgré les critiques et le mépris de certains jeunes, toutes les formes de louange de la génération passée ne doivent pas nécessairement être rejetées et remplacées par des formes plus immédiates et plus contemporaines.

Le Psaume 66 exprime cependant deux éléments qu’on n’entend pratiquement jamais aujourd’hui et qu’il faut absolument réintroduire dans notre louange et notre pensée.

1° Versets 8 à 12. Peuples, bénissez notre Dieu, faites retentir sa louange! Le psalmiste invite tous les peuples de la terre à écouter le peuple de Dieu le louer parce qu’« il amène notre âme à la vie, et il n’a pas exposé notre pied à chanceler ». Puis l’auteur s’adresse directement à Dieu et révèle le contexte dans lequel il a été préservé : « Car tu nous as sondés, ô Dieu ! Tu nous as éprouvés comme on éprouve l’argent. Tu nous avais amenés dans le filet, tu avais mis sur nos reins un pesant fardeau, tu avais fait chevaucher des hommes à notre tête, nous avions passé par le feu et par l’eau, mais tu nous en as fait sortir pour nous donner l’abondance » (66:10-12).

Voilà qui est surprenant. Le psalmiste remercie Dieu d’avoir éprouvé le peuple de l’alliance, de l’avoir affiné en le faisant passer au creuset de circonstances particulièrement difficiles et de l’avoir gardé tout au long de cette expérience. Telle est la réaction de la foi qui ouvre les yeux, de la foi authentique. On n’entend pas ces paroles sur les lèvres de ceux qui louent et remercient Dieu uniquement quand les difficultés les épargnent ou qu’ils se sentent heureux.

2° Versets 17 à 19. Le cri désespéré du psalmiste est associé à la justice : « J’ai crié à lui de ma bouche, et ma langue a pu l’exalter. Si j’avais vu de la fraude dans mon cœur, le Seigneur ne m’aurait pas écouté. Mais en fait Dieu m’a écouté, il a été attentif à la voix de ma prière » (66:17-19). Cela ne signifie évidemment pas que le Seigneur nous écoute parce que nous avons mérité sa faveur par notre conduite juste. Mais parce que nous sommes entrés dans une relation personnelle d’alliance avec Dieu, nous lui devons allégeance, confiance et obéissance. Au contraire, si nous cultivions le péché dans notre for intérieur et que nous criions à lui pour être secourus, pourquoi ne répondrait-il pas par le jugement et le châtiment que nous méritons ? Il pourrait se détourner de nous et laisser le péché poursuivre son œuvre horrible en nous.

Il est urgent que notre génération associe louange et justice, adoration et obéissance, et la réponse du Seigneur à un cœur pur.

 

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